Pour la première fois de son histoire, le bitcoin a franchi le cap des 7000 dollars jeudi 2 novembre. Depuis le début de l’année, le cours du bitcoin a bondi de 600% face au dollars.

Mais le secteur de la banque reste circonspect. Tidjane Thiam, DG de Crédit Suisse, vient d’expliquer pourquoi :

« Je pense que la plupart des banques, en l’état actuel de la réglementation, ont peu ou pas d’appétence pour une monnaie qui pose tant de questions dans la lutte contre le blanchiment d’argent », a-t-il déclaré lors d’une conférence sur les résultats trimestriels, repérée par La Tribune.

Pour Tidjane Thiam, la seule raison d’échanger des bitcoin actuellement est de « se faire de l’argent, ce qui est la définition même (…) d’une bulle ».

Le cours du bitcoin n’a cessé de monter cette semaine. De 6300 dollars au début de la semaine, il a gagné 700 dollars en quelques jours, porté par l’annonce, mardi 31 octobre, que CME Group, le plus important marché à terme du monde, comptait lancer prochainement des contrats de futures sur la monnaie virtuelle.

Cela a été perçu comme un premier sceau de légitimité apposé par le monde de la finance traditionnelle sur le bitcoin, jusqu’ici plutôt méfiante.

Le DG de JPMorgan, Jamie Dimon, s’était illustré en septembre en déclarant que le bitcoin était une vaste entourloupe et invoquait déjà le spectre d’une bulle.

Le mois dernier, c’était le président d’UBS, Axel Weber, qui disait à l’occasion d’une conférence à Zurich que le bitcoin échouait à remplir la promesse même d’une monnaie :

« La principale fonction d’une monnaie est d’être un moyen de paiement, elle doit être acceptée globalement, elle doit stocker de la valeur et être une devise de transaction. Bitcoin est seulement une devise de transaction. »

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